BAUER TESSY



MY HOME IS MY CASTLE
née, le 18 mai 1981
nationalité : luxembourgeoise
vit et travaille à Bruxelles et au Luxembourg.

ETUDES
Depuis février 2007 : Curateur du projet v-tro.
v-tro est une vitrine au coeur du quartier Dansaert de 3 x 1 x 2 m
qui fonctionne comme interface entre le travail d’artiste et la ville
de Bruxelles. (www.v-tro.be)
2006-2007 :
Atelier et Bourse de Recherches dans le cadre du Centre de la
Tapisserie des Arts du Tissu et des Arts muraux - Tournai.
septembre-octobre 2006 :
Stage d’un mois à la Galerie Erna Hecey.
2005-2006 :
Agrégation de l’enseignement Secondaire Supérieur pour le
domaine des Arts Plastiques, Visuels et de l’Espace à La Cambre.
2000-2005 :
Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels, La Cambre
Atelier de Dessin. (Licence en Art Plastique en juin 2005)
1998-2000 :
Lycée Technique des Arts et Métiers au Luxembourg
Diplôme de Technicien en Design Graphique en 2000.

EXPOSITIONS
2010
Les amis de la banane - Centre d’Art Dominique Lang à Dudelange. (mars)
2009
Participation au livre Melusirena publié par CID - femmes Luxembourg. (octobre)
Sentiers rouges 09, Dudelange / Luxembourg. (septembre)
sélectionnée pour le 7th Asia-Europe Art Camp – Art Workshop for Visual Arts 2009 / 2010
avec le thème “Moved, Mutated and Disturbed Identities” - Casino Luxembourg. (Juillet)
Selection - MGDL - Maison du Grand-Duché de Luxembourg à Bruxelles. (mars)
2008
Les mystères de la vie à l’RT T, performance. (novembre)
5ième place au concours Rodenbach, exposition des gagnants à l’HISK - Gent. (octobre)
The perfect vernissage chez v-tro. (septembre)
H29 - La vie en rond, performance. (juin)
Le printemps des musées au Centre de la Tapisserie à Tournai, événement culinaire. (mai)
Jaune - CO21 centre de couleur contemporaine. (mai)
2007
Plastic - The White Hotel, projet chambre d’hôtel. (octobre)
Recherches 07, exposition des travaux des boursiers du Centre de la Tapisserie - Tournai. (octobre)
Certaines voitures ont encore une âme, exposition inaugurale du nouveau lieu ‘kmplt’. (septembre)
Design’Art 07, design week-end. (septembre)
Zone de Turbulence 25+1, exposition en cadre de la fête d’anniversaire de la Médiatine. (mai)
2006
Blah Blah Blah, en cadre de la fête d’anniversaire de la Communauté Française. (septembre)
Oceanarticum, Atelier 340. (juin)
Divers’cités, cinéma Arenberg. (mai)
The Box, installation chez v-tro. (février)
sélectionnée pour le Prix de la Médiatine. (février)
2005
MAAC, exposition du jury de fin d’études à la Cambre.
2004
Archetype-Galerie, exposition du jury de la 4ième année à la Cambre.
2003, My home is my castle
réflexions sur l’habitat et la maison.
16 dessins à la gouache, une installation au sol et quatre objets-vêtements.
“Il existe à mon avis trois frontières importantes : le corps, la maison et le ciel.
Dans le corps habite l’âme et l’esprit. Dans la maison habite l’être humain dans
toute sa complexité et son agitation. En dessous du toit du ciel, toute vie devient
possible. On peut dire qu’il y a la même infinitude vers l’intériorité du corps que
vers l’extériorité du ciel. Ce sont deux horizons infinis.
Au centre de notre vie il y a la maison, elle forme la frontière entre l’intérieur et
l’extérieur. Elle conserve l’énergie de la même manière qu’elle la diffuse, un peu
comme une pile”.

My home is my castle, 2003.
réflexions sur l’habitat et sur la maison. 16 dessins à la gouache et quatre objets - vêtements : la cagoule, le cœur, le pis, et le ventre. Le travail My home is my castle est basé sur quatre pôles différents : l’habitat des animaux, le corps vu comme un habitat pour les organes, l’habitat construit - l’architecture, la maison de l’esprit et de la pensée. Cette structure me permettait de procéder de la façon suivante : j’ai fait quatre dessins pour chaque pôle, selon la thématique, j’ai travaillé les couleurs et les formes en cherchant des résultats simples. La couleur est mise en à plat et les formes sont très stylisées et très graphiques. Elles fonctionnent comme des logos qui sont difficiles à classer. Mes dessins entraînent les spectateurs à faire des jeux de devinette, ils essaient de trouver le symbole juste pour chaque dessin. C’est entre autre un appel à l’imagination symbolique.

Hero just for one day, 2005.
sept portraits / autoportraits - costumes et vidéo. Dans le travail nommé Hero just for one day j’ai cherché à créer des “costumes héroï-comiques” inspirés par le caractère et l’état psychique des personnes en question. Ils leurs sont adressés personnellement. Ces costumes deviennent une sorte de seconde peau. C’est l’idée du dévoilement par le revoilement; le retournement de la peau sur elle-même, où l’extérieur reflète l’intérieur, une transformation, une traversée, une métamorphose. Les matériaux choisis pour vêtir les personnes en question doivent être vus en quelque sorte comme des symboles faisant référence à eux. Chacun est traitée d’une manière spécifique pour arriver à une mise à nu de l’individu.

Les objets de suicide n°1 et n°2...
Il s’agit d’une série que j’ai commencée en 2006. J’ai eu l’envie de créer des objets ludiques qui sont conçus pour se suicider. Inutiles en soi, ils deviennent absurdes. Ils semblent innocents presque doux mais en réalité ils sont cruels et bien capables à servir vraiment à leur but initial. La mort, encore toujours un sujet de tabou dans notre société contemporaine est traitée ici d’une façon presque naïve, très peu choquante au premier regard.
n°1, 2006 : canard en trois dimensions, réalisé en cuir. Bien qu'évoquant une bouée, son aspect lourd et les matériaux qui le constituent laissent présager qu'en l'utilisant pour se baigner, celui qui le porte coulerait immanquablement. (110 x 95 x 65 cm)
n°2, 2008 : corde tricotée à la main en laine jaune fluo : 1,62 m plus un tabouret en bois : 0,90 m. “J’ai observé plusieurs personnes qui ont eu tendance de toucher à l’objet et de monter sur la chaise pour poser avec la tête dans le nœud; tout en souriant...”.

Le cercle, 2007.
Repas : nappe, nourriture, convives. Au centre, une nappe ronde avec plusieurs ouvertures pour la tête et les mains. C’est un objet qui fait fusionner les personnes qui la portent, c’est à dire un habit collectif. Les corps réunis donnent vie et volume à l’objet, pour former un monstre avec plusieurs bouches mais juste un seul estomac - la digestion collective. Lors du repas, aboutissement de l’ensemble de travail, huit convives sont réunis par la nappe, ils dépendent les uns des autres pour accéder à la nourriture. Ce lien corporel les oblige à s’imposer physiquement à une cérémonie de la table, où il ne reste ni mobiliers, ni vaisselles, ni couverts.

J‘ai tué la bête.
En 2007, Tessy Bauer s’est penchée sur l’apparence extérieure d’un objet fétiche de la société contemporaine : l’automobile. Au moyen de dessins, elle a réalisé des patrons en format 1 sur 1 de la surface de plusieurs voitures. Détachées les unes des autres et étendues à même le sol, les différentes pièces de la carrosserie des voitures évoquaient des trophées de chasse : réduites à des bidimensionnelles, elles ressemblaient en effet à d’énormes peaux de bêtes sauvages. Icône de la mobilité qui caractérise notre société, l’automobile est ici privée de son aspect prétentieux pour devenir un trophée de chasse symbolique de l’artiste. C’est ainsi qu’il faut comprendre le titre de cette œuvre : j’ai tué la bête. *extrait d’un texte écrit par Sabine Dorscheid.

Welcome to Luxemburg, 2009.
Des sacs dorés pendent dans les cimes des arbres. Solidement noués aux branches, ils tanguent dans l’air, rappelant des Punching Bags que quelqu’un aurait oubliés. En y regardant de plus près, le spectateur remarquera cependant les ouvertures en forme de trou noir sur le côté et les coutures jaune fluo, qui confirment qu’il s’agit en fait de volières ou, pour parler figurativement, de cages dorées. On dirait des demeures animales relookées disco. Mais quel drôle d’oiseau est susceptible de choisir comme refuge ces nids clinquants au design “soft”? *extrait d’un texte écrit par Sabine Dorscheid.
Les six cages dorées réalisées en toile ciré et tissu sont visibles dans l’espace urbain ainsi que dans l’environnement naturel sur le site de Dudelange - ville et alentours / Luxembourg.

Eis eis baby, 2010.
12 coupes et une médailles, on dirait qu’ils sont envahis par une crème mousseuse : c’est de la glace au chantilly à l’extrême. En réalité cette chantilly est faite d’une pâte à modeler et d‘une couche d’émail spéciale brillante. Les petites sculptures sont à la fois des coupes de glaces appétissantes et à la fois des trophées sportifs des champions oubliés. Elles résultent d’une recherche sur le monde du sport. En rajoutant de la matière, le sens de la lecture finit par être radicalement troublé.