GÉNOT FRANçOIS
site web de l'artiste



VAGUE - JUNGA 3, 2008
installation
baguettes de sapin - dimensions variables
Né à Strasbourg en 1981
Vit et travaille à Berlin et Siersthal (57)
Diplôme National Supérieur d’Etudes Plastiques, Ecole Supérieure d’Art de Metz, 2000

www.francoisgenot.com



EXPOSITIONS PERSONNELLES
2008
- La grande traversée, Halle verrière, Meisenthal, France (fin 2008)
- La clairière, Centre d’art Dominique Lang, Dudelange, Luxembourg
- Les bas-cotés, Petits moutons à l’abrevoir, Strasbourg, France
2006
- DAS REH IST TOD (avec Wolfgang Rempfer), Artopie, Meisenthal, France (catalogue)
2005
- Macule, Cloître Saint-Pierre-aux-Nonnains, Metz, France

EXPOSITIONS COLLECTIVES (SÉLÉCTION)
2008

- Artmix3 (part2), Konschthaus beim Engel, Saarbrücken, Luxembourg (catalogue)
2007
- Artmix3 (part1), KUBA, Saarbrücken, Allemagne
- Welcome too our neighbourhood, Arsenal, Metz, France (catalogue)
- KUNST MACHT SCHULE, Halle verrière, Meisenthal, France (catalogue)
- Roundabout-Refreshing art, Luxembourg capitale européenne de la culture, Rotonde 2, Luxembourg (catalogue)
2006
- MULHOUSE 006, les écoles d’art en France, Mulhouse, France (catalogue)
- Le paysage est dans l’art, Festival des Paysages, Alsace bossue, France (catalogue)
- La main verte, Cycle ERA-association Oeil, Maxéville, France
2005
- LE VENT DES FORÊTS « subtil contexte », Meuse, France (catalogue)
- EXTRAIT 05 diplômes ESA Metz, galerie de l’esplanade, Metz, France
- Image de la seconde, galerie de l’esplanade, Metz, France
2004
- JEUNES POUSSES DE VERRE, Centre International d’Art Verrier, Meisenthal, France (catalogue)
- White spirit (projet d’intervention urbaine avec l’ESA Metz), inauguration du FRAC Lorraine, Metz, France
- DES FORÊTS STATIONS, Parc naturel Régional des Vosges du Nord, La Petite Pierre, France (catalogue)


RÉSIDENCES/BOURSES/COMMANDES
2008
- Résidence ARTMIX 3, Saarbrücken/Luxembourg
2007
- Berlin, Bourse de résidence financée par le conseil général de la moselle
- Commande publique, ICI VOUS ETES AILLEURS, édition photographique, Woelfling-les-Sarreguemines (57)
2006
-Résidence Stephan Balkenhol/ARTOPIE , Meisenthal
-Aide individuelle à la création DRAC Lorraine
2005
-Résidence de production LE VENT DES FORÊTS, Meuse
-Commande publique, pour les jardins de la Ville de Bitche (57)


La spécificité des travaux de François Génot réside dans leur dimension processuelle, au sens où le « geste » plastique entraine une perception dynamique et infini du réel. Sil’on est saisi d’emblée par la place centrale de la nature dans ses recherches, celle-ci ne constitue pas véritablement un motif d’imitation ou d’ »inspiration ». Son attention aux cycles de génération-dégradation d’une matière végétale qui semble dominée par un chaos créatif constitue un vecteur d’incitation et de transformation perpétuelle de sa production qui laisse une part abondante à la contingence et à la prise de risque afin de résister à l’inertie des conventions et à l’enlisement des prédéterminations.

Christophe Georgel, professeur d’histoire de l’art à l’ESA de Metz

François Génot proclame toujours sa démarche artistique comme « fondamentalement liée au dessin ». Si le dessin et la gravure constituaient effectivement l’essentiel de son œuvre pendant ses récentes années estudiantines, nous le voyons depuis peu créer des pièces tridimensionnelles, qu’il s’agisse de sculptures ou d’installations. Rappelons d’abord l’originelle propension à la monumentalité de ses dessins avec de petits formats valant aussi maquettes d’éventuelles interventions graphiques à l’échelle d’une architecture et, parallèlement, des réalisations effectivement monumentales. Plus que l’architecture, cependant, c’est l’attention que François Génot porte à sa relation physique à la nature –au végétal en particulier– qui fonde ses recherches tant au plan formel que processuel. Son interprétation de la perception du contraste, de l’inaccessible, du chaotique, de l’envahissant, du proliférant, du vigoureux, du hors-limites, du complexe, de l’incontrôlé, que fonde l’expérience physique de la nature justifie les mutations instillées par l’artiste au dessin vers le volume, la matérialité, le monumental et l’espace commun. Plus qu’un simple prétexte à œuvrer –car la culture écologiste de François Génot est bien affirmée– la nature et son évocation ne semblent cependant pas être aujourd’hui l’enjeu central de cette démarche artistique. Puisant leur force d’impact tant dans l’héritage du minimalisme que dans celui, non moins percutant, des expressionnismes abstraits, les œuvres de François Génot, à l’instar de celles, en leur temps, du mouvement Gutai, apparaissent comme de vifs stimuli de la perception, d’efficientes hypothèses heuristiques et de troublantes formulations de l’inconsistance humaine. Humbles, elles accueillent généreusement les projections mentales du spectateur. Justes et non-illusionnistes, elles lui permettent mentalement de se mettre à l’œuvre. Je ne serais pas surpris de voir prochainement une ramification de l’œuvre de François Génot initier des collaborations interdisciplinaires et offrir des pièces participatives. A moins qu’une nouvelle perspective ne s’ouvre par la peinture et ses processus afférents comme tendrait à le montrer Les 54 hypothèses de la fonte du glacier de St Gothard.

Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes