COMM'È AMARO SSTU PPANE



ERIC AUPOL
Shadows
photographie
CARTE BLANCHE À JACQUES CERAMI DE LA GALERIE JACQUES CERAMI À CHARLEROI
« Tout [artiste] est un homme de frontière, c’est le long d’une frontière qu’il se meut : il défait, il récuse et propose des valeurs et des significations, il articule et désarticule sans trêve le sens du monde dans un mouvement qui est continuel glissement de frontières. »
Claudio Magris, « Considérations sur la frontière »
in Utopie et désenchantement, Paris, Gallimard, coll. L’arpenteur, 2001, p. 84-85
(Magris dit : « Tout écrivain… » – je remplace, ndlr ; merci à Alain Delaunois d’avoir pointé pour moi cette citation, dans un texte sur Patrick Corillon).

La migration est un phénomène collectif universel et immémorial, cyclique et vital comme peuvent l’être, pour l’individu, manger et respirer (ou, comme dirait le cinéaste, « peindre et faire l’amour »). Il arrive d’ailleurs que l’on doive migrer pour pouvoir respirer, manger (peindre, faire l’amour). Par quel glissement sémantique, via quelles stratégies politiques sommes-nous, à l’ère de la globalisation, paradoxalement passés du « phénomène de masse » au « problème de société » ?… Migration : à défaut d’en retracer l’historique, il est bon – c’est la proposition de Jacques Cerami à travers cette exposition collective – d’entendre sur la question l’avis d’artistes contemporains, issus forcément de différents horizons et de pratiques diverses. Histoire, peut-être, de reprendre les choses à la base et de ne pas en perdre quelques caractères essentiels. Histoire aussi de les écouter, ces histoires actuelles, ces histoires de migrants. Elles sont aussi, pour peu que l’on n’ait pas peur de regarder derrière nous, souvent celles de nos parents, de nos arrière-grands-parents…

Migrer… C’est passer une frontière. Mettre à mal une limite, contester les genres ou les territoires. Galérer parfois, ouvrir des portes, essayer. (Jusque-là : l’art fait-il autre chose ?…)
C’est porter en soi les marques du parcours ou de l’effort physique accompli : marche, insomnies, trajets seul ou en commun, déplacements… C’est savoir ce que l’on perd (fuir) sans être sûr de ce que l’on gagne (chercher). Et c’est, entre ces deux extrêmes, apprendre le prix à payer pour toute chose. C’est contester ou revendiquer, en son nom propre ou pour un bien commun, collectif. Si chaque manifestation est une minuscule migration, chaque migration est aussi à sa manière une manifestation. C’est questionner le sens – l’essence – même du mot « espérer ».
C’est confronter des idées, des certitudes, à l’expérience d’un déplacement et de nouveaux frottements : d’air, de temps, de personnes, de lieux. Prendre le risque de se retrouver esseulé, et en même temps sentir la solidarité de toutes les hordes du monde, déplacés et déclassés de la terre ; mais aussi éprouver l’instinct millénaire de nos semblables à travers la planète : élans et caribous, pingouins et baleines, tortues, oiseaux, saumons (à présent menacés comme nous, menacés par nous). C’est ainsi que la terre tourne autour de son axe, et parfois tremble, sous le pas de tous ces itinérants, tapis roulant devenu fou et sans mémoire, qui finira bien par nous faire trébucher et par rendre l’homme au vide d’où il vient…

La migration, ce n’est pas un simple trajet, une randonnée de plaisance : c’est le versant digne, dicté par l’urgence des oppressés, de la nouvelle mobilité mondiale. La seconde est le tourisme, c’est-à-dire l’avachissement placide des nantis, fondamentalement fermés d’esprit et, malgré les apparences, profondément sédentaires. Il faudrait, pour pouvoir considérer la transhumance des aoûtiens et des juillettistes comme une migration ainsi que le font les médias, leur faire la bonne blague de les empêcher irrémédiablement de faire marche arrière, de rentrer chez eux ! La migration c’est peut-être aussi cela : le voyage MOINS le choix, ou le voyage PLUS le risque.
C’est pratiquer à l’intérieur de soi un dépaysement, parfois même un déphasage : se retrouver à l’extérieur, étranger à soi-même, s’identifier par le dehors, éprouver l’altérité. Se perdre pour – peut-être – se trouver, se remettre en jeu dans ce qui s’apparente souvent à un quitte (l’expulsion) ou double (double identité, double vie, double peine parfois, double bosse que l’on roule, de déserts en oueds). Schizophrénie et réconciliation. Douleur et soulagement. Migrer vous oblige à vérifier ce qu’il reste quand on a tout oublié. Et à prendre le risque de tout oublier, en effet. Migrer c’est, enfin, à la fois tout emporter avec soi et tout laisser derrière soi. Ce qui demeure alors, ce serait cela, ce serait soi. Car migrer c’est toujours s’emporter – malgré soi, ou contre quelque chose.
Voilà de quoi nous parlent, chacun à sa manière, les artistes réunis dans cette exposition… Voilà les thématiques mouvantes qu’ils parcourent, secouent, déplacent, traduisent !

Les plus « cinématographiques » de par leur formation et, dans un sens, les plus classiques d’entre eux sont sûrement les frères de Serio, Gianluca et Massimiliano, nés à Turin en 1978, qui ont réalisé depuis 1999 plusieurs courts métrages et documentaires, dont Il Giorno del Santo (2002), Maria Jesus (2003) et Mio Fratello Yang (2004), récompensés dans les plus grands festivals internationaux. Leurs bandes vidéo empruntent beaucoup – et très simplement – au cinéma : longs plans séquences, rareté de la parole (et pour cause, en terre étrangère !), attachement aux personnages et à leur évolution davantage qu’aux effets d’écriture, acceptation de l’émotion et de la sensualité (si souvent méprisées par un art contemporain volontiers hyper-cérébral) qui n’empêchent toutefois pas la réflexion et le questionnement. Qui les guident, au contraire. Presque muets, perdus, les émigrés de leurs films ne sont plus des chiffres ou des idées abstraites traitées par les médias, mais des personnages de cinéma avec leur épaisseur, leur mystère, leur tragique solitude…
En vidéo toujours, Shahram Entekhabi, Iranien qui vit et travaille à Londres et à Berlin, a déjà abordé à de nombreuses reprises les phénomènes racistes et leurs présupposés idéologiques. Ici, quelques (belles, mais relativement communes) images en couleur tirent leur étrangeté de la mise en présence de signes forts d’appartenance culturelle, et notamment de traditionalisme religieux. Sous l’incongruité et à travers ce « choc des civilisations » (si tant est que la religion ou la culture « fast food » suffisent à dessiner le visage d’une civilisation), à travers des symptômes d’appartenance très précis et locaux à l’origine, mais qui ont tous deux pris la dimension d’enjeux internationaux, « mondialisés », c’est toute la question, très actuelle, de l’acculturation qui est posée ici.

Thomas Chable et Sven ’t Jolle nous donnent le portrait de quelques autres de ces migrants. « Venez compagnons de chaînes et de tristesses / marchons vers la plus belle rive / nous ne nous soumettrons pas / nous n’avons à perdre / que nos cercueils », annonce sans détour Mahmud Darwich dans « Chant pour les hommes » (in Feuilles d’olivier). Thomas Chable, photographe, a jeté ses bases de part et d’autre du Détroit de Gibraltar, si meurtrier, pour tenter de suivre les « brûleurs », ces clandestins qui essayent à tout prix de rejoindre l’Europe occidentale au départ du Maroc, brûlant leurs papiers en chemin, abandonnant leurs effets. Cartographe, sobre témoin et complice discret, Chable a accompagné leur parcours, récolté avec tact les traces, les empreintes, les émotions contenues jalonnant cette errance motivée par la recherche perpétuelle d’un Eldorado, d’un avenir meilleur…
Quant à Sven ’t Jolle, qui n’hésite pas à affirmer que l’art ferait parfois bien d’aller chercher dans le syndicalisme radical les questions vraiment intéressantes à poser (sans en faire pour autant une pure machine rhétorique revendicative à contenu politique précis : ’t Jolle revendique avant tout une grande liberté plastique), son travail mêle plus explicitement encore poésie et engagement social, ici incarnés à travers des « figures » construites de toutes pièces. Ses « Sans-papiers au musée du Louvre », en terre cuite, mettent en question l’appropriation du patrimoine d’autres peuples par les grands musées occidentaux… « Avec cette idée, dit ’T Jolle, que les sans-papiers viennent du Moyen-Orient : comment les musées ont-ils obtenu toutes ces pièces, si ce n’est en pillant les pays, sans papiers les y autorisant ? »… Les sans-papiers, c’est aussi l’écriture « sans papier », cunéiforme : on voit là la compression de sens historique, politique, social à laquelle aime s’adonner l’artiste anversois, jouant tant avec l’histoire de l’art qu’avec les mots…

Jeux de mots aussi chez le peintre-photographe Pol Pierart, qui nous rappelle que la ROUTE est toujours semée de DOUTE, avec sa manière toute particulière d’exprimer des idées complexes à partir d’un mélange simple de langage écrit et de matérialité picturale, de jouer sur l’ambiguïté du sens en même temps que sur celle du trait, d’envisager la dissolution de l’idée fixe comme une variante du quasi-monochrome. Quant à ses petites mises en scène photographiques, aphorismes poétiques ou réflexions décentrées, elles ouvrent toujours avec peu de moyens sur de grandes questions – puisque, comme il aime lui-même à le souligner dans une de ses images, peu de lettres et quelques jambages seulement séparent la gravité de la gaieté…
Photographe également, abordant l’absurde et les légers décalages par un autre biais, Vincen Beeckman fait partie du collectif BlowUp et, comme tous ceux du groupe, aime remettre en question les pratiques et les usages convenus de la photographie. Son projet, assez conceptuel, nous parle d’anonymat, de dissolution ; il mêle des portraits réalisés au sein des institutions de la Communauté européenne à Bruxelles, et de simples images de photomaton accumulées spécialement pour l’exposition, juste avant son ouverture. Outre la question thématique traitée, la migration dont il est question ici est dès lors aussi celle des images, de genre en genre ou de registre en registre (de celui de l’Etat civil à celui de l’art contemporain, par exemple !), avec ironie…
D’identité, il est encore question dans les portraits réalisés par le photographe français Eric Aupol. Mais pas au sens classique, aseptisé, administratif et souvent redoutable du terme. Car ces portraits, de par les personnes qu’ils nous montrent, par l’incarnation de la mémoire dans l’image à travers la lumière, font se rejoindre et s’incarner les préoccupations plastiques du photographe : grand souci de la précision et du rendu du tirage, jeu sur le visible et l’invisible, la présence et l’absence – nous montrant en filigrane de ce travail que le droit à l’image (et à quel type d’image au juste ? Caricature ou cimaise ?) est encore une forme de discrimination, mais aussi que le travail du tirage photographique est une manière de reconnaissance de l’autre, autant que de respect appelé par son visage, de soin réclamé par lui.

Hasard des circonstances, j’ai vu, dans différents films ces derniers temps, pas mal de gens mettre d’étranges choses dans leurs poches : Cécile Cassard les remplissait de sable en signe de deuil ; un personnage de Boris Lehman y engouffrait frénétiquement des feuilles mortes au lieu de billets ; Virginia Woolf leste ses vêtements de lourdes pierres avant d’avancer tranquillement dans la rivière qui va l’engloutir… Que peut bien contenir la veste de Mark Luyten, « Jacket and North Sea Shells » (veste en laine, bleu marine, dimensions app. 90 x 35 x 20cm, H x L x E) ? Des coquillages de la mer du Nord ? Ou du rêve, des voix, des traces, des espoirs, des récits, des traversées, des voyages, de la mémoire, des odeurs, du dérisoire, un trésor, des souvenirs ? Les vôtres ?… La marée, c’est la migration même. (Existe en version de poche.)
Patrick Guns enfin, en guise de dernière traversée, nous confronte à une dernière forme de discrimination. L’image qu’il propose vient d’une coupure de presse d’un journal flamand, nous montrant le casque d’ouvriers palestiniens travaillant en Israël peinturluré d’une croix rouge (mesure d’identification depuis lors suspendue par les employeurs israéliens). « Symbole » de paix, mais aussi croisement iconologique du christianisme (la croix) et de l’islam (le rouge du croissant), ce dessin sommaire lourd de connotations est réintégré par Guns dans un « jeu » d’oxo cynique et plein de non-sens, symbole de l’arbitraire et de la stigmatisation.

*

Le dernier livre de Jean-Pierre Vernant, juste avant sa mort, s’appelait La Traversée des frontières. Michel Maffesoli, depuis pas mal de livres, a fait du nomadisme des êtres, du flux des pulsions et de la circulation des idées l’axe fort de sa vision sociologique contemporaine. Il y a peu, le célèbre philosophe Jacques Derrida, dans un contexte français politiquement et légalement délicat, traitait « de l’hospitalité » avec droiture et honnêteté…
Signes des temps ?…
Jacques Cerami n’a pas opté pour la vision purement documentaire, ni pour le slogan militant, ni pour la parabole réductrice. Mouvante et pluridisciplinaire, cette exposition sur les migrations se veut aussi, à sa façon, une migration. À travers différents territoires (peinture, photographie, cinéma, vidéo, installation…), différentes pratiques, différents courants, différents propos, différents points de vue. Histoire de montrer que ces questions, éminemment politiques et intimement liées, de la migration, du déplacement, du franchissement, concernent aussi bien le champ social que celui de l’art contemporain. A l’heure où d’aucuns, récemment en campagne électorale, promettaient la création d’un ministère de l’Identité nationale, ne viendra-t-il à l’esprit de personne qu’il ne serait pas si incongru d’envisager la création (sur les cendres de l’OMC ?) d’un ministère des Inégalités internationales, et de souligner que la douloureuse question de l’identité ne sera jamais l’affaire de ministères, mais bien de scandaleux fossés économiques, d’une part, et d’autre part d’une intériorité, d’une intimité, d’un questionnement personnel qui habite celui qui décide de partir… Et il serait vain, absurde voire dangereux, de vouloir les figer dans des règles ou des lois rigides, des centres fermés, des mentalités cadenassées, des frontières étanches. L’art peut rester ce qui accompagne, ce qui traverse, ce qui transgresse – et parfois désobéit, à raison. Et, puisqu’il y a deux façons de nier les migrations : se contenter des traces qu’elles laissent, ou vouloir les effacer, il s’agira dès lors de les transformer et non plus seulement de témoigner. Ce qui relie la force migratoire et l’élan de l’art a alors un même nom : la révolte, ou le refus d’une condition, la recherche d’une alternative, le besoin d’un déplacement qui soit aussi un dépassement. L’appel d’un espoir encore et toujours, malgré tout.

Qui fermera la porte à ceux qui avancent poussés par le mur ?… Pas l’art, du moins espérons-le. Et dès demain, dans une société convenablement sécularisée plutôt que sécurisée, ce sera peut-être à lui (ateliers, galeries, musées) d’accueillir le premier ces nouveaux rescapés.

Emmanuel d’Autreppe, avril 2007



ERIC AUPOL
* 1969
Vit et travaille à Paris
Représenté par la galerie Polaris-Bernard Utudjian, Paris
Expositions personnelles
2007 Galerie du Château d’Eau, Toulouse
Galerie Marijke Schreurs, Bruxelles
2006 Arsenal, Musée de Soissons, Soissons
Galerie Polaris, Paris
2005 Maison du Geste et de l’Image, Paris
( dans le cade du Mois de la Photo)
Galerie Polaris , Paris
Galerie Eugen Lendl, Graz
Maison des Arts , Malakoff
2004 Centre d’Art Contemporain « Passages », Troyes
Espace d’Art Contemporain A.Malraux, Colmar
2003 Galerie Polaris, Paris
Maison de la Culture, Namur
Galerie André Malraux et Eglise St-Benoît, Sarlat
2002 Galerie Marijke Schreurs, Bruxelles
2001 Galerie Polaris, Paris
1998 Musée de Charlieu, Charlieu
Expositions collectives (sélection)
2007 Shadows, Kulturzentrum bei den Minoriten, Graz
Migrations, Galerie Nei Licht, Dudelange
(dans le cadre de Luxembourg capitale culturelle européenne 2007)
2006 Dimension(s) intérieure(s) ,
L’été photographique, Le Botanique, Brussels
Nom de l’oeuvre : le nom galerie Polaris, Paris
collection du FDAC Dordogne
Blanc , galerie Jacques Cérami, Charleroi
2005 Group show, Marijke Schreurs Gallery, Brussels
Paris Photo, stand galerie Polaris, Paris
2004 Art Koln , Cologne (stand galerie Polaris)
Paris Photo, Paris (stand galerie Polaris)
2003 Art Rotterdam – Galerie Polaris, Rotterdam
Art Brussels – Galerie Schreurs, Bruxelles
2002 La galerie invite Galerie Le Reverbere , Lyon
Prix Altadis 2001 Galerie Durand-Dessert ,Paris
Prix Altadis 2001 Galerie J. De Aizpuru, Madrid
Art Brussels, Bruxelles
2001 Art Brussels, Galerie Polaris , Bruxelles
« Art 4 » , The Flying Cow Project, Bruxelles
2000 Galerie Polaris, Paris
Paris-Photo, Le Carrousel du Louvre, Paris
1994 Rencontres de la Photographie, Besançon
Prix et publications
2005 « Eric Aupol, photographies »,
Images En Manoeuvres Editions,
texte Pascal Bonafoux et Pierre Douaire
2003 View On Color, N°21 Chiaroscuro
2002 Beople N° 4, « I am the passenger »
2001 Prix Altadis 2001 monographie éd.Actes Sud,
textes Emmanuel Fessy et Dominique Baqué
Résidences
2005 Maison du Geste et de l’Image, Paris
2003 Résidences de l’Art en Dordogne, ADDC, Sarlat
Collections
Musée Heidelberg, Allemagne
Erasmus University, Rotterdam
Fond Départemental d’Art Contemporain de Dordogne
Collection Altadis
Collection Vivendi Universal
Diverses collections privées

VINCEN BEECKMAN ET ERIC BOSLEY
* 1973
In 2003 he amassed an impressive collection of colour images whose goal was to challenge the idea of “subject”, a precious idea to photojournalism. He trawled highway rest areas, psychiatric centres, squats, all of this with family, alone, or on commission. He is fascinated by photo albums, urban garbage and spontaneous organisation of space, of the banal or of nothingness.
In Belgium his work is concerned primary with still life, an approach to documentary research that breaks with his black and white sequences produced in India, Brazil, Congo, Thailand, and Finland.
Vincen Beekman and joined the BlowUp collective in 2002.
He is also working for the Recylcart association.
(www.recyclart.be)
Permanent installation : Brussels metro station Anneesens, 2005.
Research bursary : the Tapestry Foundation of Tournai, 2003-2004.
Recipient of the Cocof Prize, 2002.
Artist in residence at the “Maison des Arts Actuels” in Brussels, 1999-2002.
HIAP Exchange : artist residence in Helsinki, 2001.
Recipient of the Vocation Bursary, 2000.
Recipient of the Parliament of the (Belgium) French Community Prize, 1999.


THOMAS CHABLE
* 1962 à Bruxelles
vit et travaill à Poulseur, Belgique

2005 : Niger, repérages dans le Sahara, début du parcourt : Les Brûleurs.
2003-4 : Résidence d'artiste, Gap Alpes de hautes provence.
2003 Les « Brûleurs », l'Autre Europe, (Espagne, France, Belgique).
2002 Les « Brûleurs », Des deux rives, l'autre. – Maroc, Les Ensablés du détroit - Tanger.
2001 Les « Brûleurs » - projet (France, Espagne, Maroc).
1999-5 Photographe pour la revue trimestrielle « Vu d'ici »
2000 Résidence d'artiste en Palestine (Jérusalem Est) - Travail les
« frontières »
1999 Workshop en Palestine (Jérusalem Est) -
1999 Travail sur la ville pour la Biennale de photographie de Liège.
1996 Travail sur la ville et l'exode rural à Dakar (Sénégal). Projet de la
Communauté française de Belgique.
1995-6 Suite et fin du travail Odeur d'Afrique (Burkina Faso, Mali, Sénégal).
d'Afrique.
Expositions personnelles
Liège 2005, La Châtaigneraie avec M. Beine.
Lyon 2005, Galerie Le Réverbère avec l'artiste Arièle Bonzon.
Bruxelles 2004, Espace Photographique Contretype, Les « Brûleurs ».
Marseille 2004, La Friche, voyage 2, épisode 2 avec A. Delalleaux et E.
Delayen.
Gap (France) 2004, Galerie du théâtre ; La saison des rencontres.
Budapest 2003, Maison Hongroise de la Photographie; Odeurs d 'Afrique.
Marrakech 2003, Les «Brûleurs », avec le photographe M. Ots.
Arles 2002, Ecole nationale de la Photographie, avec Pol Pierart,
Rencontres 2002, (C).
Liège 2002, Les Brasseurs, cycle par défauts, «Des deux rives, l'autre »,
(C).
Bruxelles 2001, Espace Photographique Contretype, Borderline.
Bruxelles 1997, Espace Photographique Contretype, Odeur d'Afrique,

Expositions collectives
2006 Des Sirènes de l'Océanart, Musée Maritime de Bruxelles
Mar Mater Materia, Bruxelles, Galerie Contretype
Art-Brussels, Bruxelles, Galerie Contretype
A L'image de rien, Bruxelles, Galerie Contretype
Photo-Fiction, Liège, La Petite Librairie
La Montagne, Lyon, Galerie Le Réverbère
2005 Paris Photo, Paris, Carrousel du Louvre, Galerie Le Réverbère) (C)
Intime Conviction, Paris, Centre WallonieBruxelles (C)
2004, Startistes, Bruxelles, Galerie Contretype
Pays-sage, Prague (Contretype)
Chassez le naturel, Liège, Musée d'Art moderne
2003, Pays-sages, Liège (Contretype).
Moi ou un autre, autoportraits d'artistes belges. Bruxelles, Galerie Dexia (C) .ga - 2003, « Pays- sages» (Contretype).
Carnet de Voyage, Foire du livre de Bruxelles (C)
Publications
2004 Enjeux Internationaux, Les « Brûleurs ».
2001 DWB (revue d'art et de littérature en Flandre), février 2001.
2001 Sortie du livre « Odeur d'Afrique », éd. Contretype, La Lettre
volée.
2000 Liaison, revue interculturelle d'art et de littérature.
1999/2000 Imagine (journal Ecolo), décembre.
2000 Transafrica, (affiche, couverture, photos intérieures)
1999 Journal Le Matin, reportage photographique, Afrique.
Bourses Prix
2005 - Bourse S.P.E.S ( Belgique).
2001 - Bourse CNA, Programme Mosaïque, Luxembourg.
2000 - Bourse du CGRI – (Palestine Borderline).
1995 - Prix des Musée de la province du Luxembourg.
1995 - Prix Photographie Ouverte, Musée de la Photographie, Charleroi (B).
1994 - Prix de la Communauté française de Belgique.
1992 - Prix National Fernand Dumeunier, Charleroi.
1991 - Prix Médiatine, Woluwe-Saint-Lambert.
1991 - RTBF Charleroi, concours Photographie Ouverte, Musée de la
photographie.
1989 - Lauréat de la Bourse de la Vocation.

Acquisitions
- Collections du Musée de la photographie de Charleroi (B)
- Collections de la Communauté Française de Belgique
- Collections privées.
- Collection de la Province de Liège.

Expositions à venir

Placard à Balais, Galerie : D'une certaine gaîté, Liège
Les Brûleurs, Bourse Mosaïque, été 2007 à Dudelange.
Les Brûleurs, Musée Erasme, Novembre 2006. (Bruxelles).
La Montagne, Galerie Périscope, Liège janvier 2007.
Odeurs D'Afrique, Galerie du théâtre, Namur 2007

Représenté en France par la galerie « Le Réverbère » à Lyon.
Membre de l'A.S.B.L « Semence de Curieux », Belgique

Le projet de Thomas Chable concerne les "brûleurs", ces clandestins qui essayent à tout prix de rejoindre l'Europe de l'Ouest en provenance du Maroc. Il souhaite suivre leur parcours, récolter les traces, les empreintes, les émotions futiles laissées au long de cette errance motivée par la recherche continuelle d'un Eden, d'une quête de l'impossible. A la manière d'un cartographe, le but est de faire un portrait de ces personnes, qui à l'arrivée sont toujours dans l'expectative d'une décision concernant leur futur.



MASSIMILIANO ET GIANLUCA DE SERIO
Gemelli, nati a Torino il 15/12/78.

Realizzano film e documentari dal 1999, con i quali hanno vinto premi nazionali e internazionali.
Selezione dei film e dei festival:
“ENSI E SHADE” (video, 60’)
- esposizione: Il corridoio della paura, Provincia di Torino, aprile 2006.
“ZAKARIA” (35mm, 2005)
- Candidato al David di Donatello, aprile 2006.
- Torino Film Festival: Kodak Short Film Award per il miglior corto italiano in pellicola e Premio “Avanti!”.
- Oberhausen Film Festival 2006, Menzione Speciale della Giuria e Premio della Cinema Jury.
- Siena International Short Film Festival, Premio Miglior Regia.
- Rotterdam Film Festival, Olanda.
- Montreal Film Festival, Canada.
- Cortisonici, Varese, Menzione Speciale della Giuria.
- Tampere Film Festival 2006.
- Firenze International Film Festival – Sonar, 2006, Primo Premio.
- Ecovision Film Festival, Palermo.
- Edimburgh Int. Short Film Festival, Uk.
- Odense Film Festival, Danimarca.
- Norwegian Short Film Festival, Grimstad.
- Belo Horizonte Film Festival.
- Drama Film Festival, Grecia.
- Genova Film Festival.
- Gohyan Film Festival, Corea del Sud.
- Capaci film festival, primo premio.
- Brescello Film Festival, menzione speciale.

“MIO FRATELLO YANG” (35mm, 2004). Festival e i premi vinti (Selezione):
- Torino Film Festival (novembre 2004, Premio Kodak European Showcase come miglior film italiano in pellicola e Menzione Speciale della Giuria),
- Cannes 2005, Kodak European Showcase.
- Candidato al David di Donatello, aprile 2005.
- Oberhausen Short Film Festival, maggio 2005.
- Rotterdam Film Festival (2005).
- Siena International Short Film Festival (2004).
- Tirana Film Festival (2004).
- San Paolo, Brasile.
- Tampere Film Festival (2005).
- Italian Film Festival, London, Edinburgh, Glasgow (2005).
- Roma Film Festival 2004.
- Amburgo Int. Film Festival, 2005.
- Huesca Film Festival, giugno 2005.
- Norwegian Film Festival.
- Tangeri Film Festival.
- Girona Film Festival, miglior Regia.
- Visioni Italiane, Bologna, menzione speciale
- Brescello Film Festival, Primo premio.
- Prato, miglior regia.
- Vendome Film Festival, Migliore regia.
- La cittadella del corto, migliore fotografia.

“MARIA JESUS” (35 mm, 2003). Selez.
- Nastro d’Argento 2004, miglior corto italiano.
- Candidato al Globo d’Oro per il miglior cortometraggio italiano, che verrà consegnato il 2 luglio 2005.
- Torino Film Festival 2003, Kodak short film Award per il miglior corto italiano in pellicola;
- Huesca International Film Festival, Spagna, Primo Premio (e preselezione automatica agli OSCAR 2005).
- Siena International Short Film Festival 2003, menzione speciale per la fiction, Competizione Internazionale.
- N.I.C.E. (New Italian Cinema Event), New York – San Francisco.
- San Paolo Internatinal Film Festival (Brasile).
- Roma Film Festival.
- Drama International Film Festival (Grecia).
- Festival del Cinema Joven, Festival Internazionale di Cinema di Valencia, Spagna.
- InCurt, Festival Internazionale del Cortometraggio Europeo e del Mediterraneo, Barcellona.
- Tirana Film Festival (dicembre 2003)
- Prizen Film Festival (Kosovo).
- MECAL, Barcellona.
- Aix en Provence, Festival tous-courts.
- Sofia film festival, 2005.
- Siena International Short Film Festival 2003, menzione speciale per la fiction, Competizione Internazionale.
- Best of Short Film Festival, La Ciotat (Fr).
- NapoliInCorto Int. Film Festival (Napoli), primo premio.
- Miglior attrice protagonista al festival internazionale Arrivano i corti, Roma.
- Cittadella del Corto, Trevignano. Premio miglior Regia, e Premio Miglior Attrice.
- Pratometraggi, Premio menzione speciale.
- Jonio Film Festival, Primo Premio.
- Palermo Film Festival, Premio del Pubblico.
- Strasburgo, festival del cinema franco-tedesco, sezione speciale: paesaggi italiani, i miglior film italiani dell’anno.
- Prizen Film Festival (Kosovo).
- Festival of Human Right and Cinema, Spain.
- Med Video Festival (Salerno).
- Tabor International Film Festival , Croazia.
- Festival internazionale sui diritti umani, Firenze.
- Aricipelago Film Festival, Roma.
- ValSusa FilmFest.
- CortoInBra.
- TekFestival (Roma).
- Corti da sogni, Ravenna.
- Borderlands – festival del cinema di confine (Bolzano).
- Rassegna del Corto Italiano, Aiace, Torino.
- Filmets Festival, Badalona (Spain).
- MedFilmFestival.
- Med Video Festival.
- Maremetraggio, luglio 2005.

“IL GIORNO DEL SANTO” (35mm, 2002). Selez.
- Annecy, Italian Film Festival, 2003.
- Cologne International Short Film Festival (Germany), sept. 2003.
- Cinemambiente, Torino, ottobre 2002.
- International Short Film Festival of Siena,
- Santa Barbara Film Festival, California, 2002.
- Arcipelago
- Open Roads 2006, Lincoln Center, New York.
- Festival del Cinema di Frontiera
- Trani Film Festival
- Alternative Film Festival
- Cinemanova, Festival InCorto, Palmanova, primo premio.
- Ravenna, Festival del Cortometraggio Corti da Sogni, primo premio.
- Festival Internazionale del Cortometraggio Universitario, Roma, primo premio.
- CortoCircuito, Napoli (dicembre 2003)
- Potenza International Film Festival
- Lenola Film Festival (Roma), “Inventa un Film”
- Luzzara film festival, 2003, primo premio.
- Cinemavvenire 2002, Venezia (in coll. con il Festival del Cinema di Venezia), primo premio.
- Visionaria Film Festival, (Siena), primo premio.
- Brescello Film Festival, Primo premio.
EXPOS

• ott. 2006 : Museo d’Arte Contemporanea di Nuoro, a cura di Maria Rosa Sossai.
• ott. 2006 : Galleria Comunale di Monfalcone, a cura di Marcello Smarelli.
• giugno – ott. 2006: Galleria Civica di Treno, Neverending Cinema, a cura di Fabio Cavallucci e Zimmerfrei.
• sett. 2006: Fondazione Olivetti, mostra personale, a cura di I. Gianni.
• luglio 2006: Maison Rouge, Parigi, a cura di Haptic.
• marzo 2006: Instut National d’Histoire de l’Art, Paris, presentata da Danièle Hibon di Jeu de Paume.
• novembre 2005-marzo 2006 : T1. La Sindrome di Pantagruel, a cura di Francesco Bonami e Carolyn Christov-Bakargiev, varie sedi, Torino.
• settembre 2005 : XII Biennale dei giovani artisti dell’Europa e del Mediterrraneo, Castel Sant’Elmo, Napoli.
• settembre-novembre 2004 : MakingMovies, Galleria Franco Soffiantino, Torino, a cura di Luigi Fassi.

Altri film:

“Neverending Maria Jesus” (2006, inedito), “Stava” (2006, inedito), “Poche Cose” (2001), “Il Fiore” (2000), “L’uomo più forte del mondo” (2004), “Accordi” (2004), “O quarto Filho” (2002)…Proiezioni in TV: La 25a Ora (La7), Telethon (Rai Uno), Fuori Orario, Rai Tre, etc.















PATRICK GUNS
* 1962 à Bruxelles.
Vit et travaille à Bruxelles.

Humour et dérision, sourires et larmes. Patrick Guns, sous des dehors légers, questionne la place de l'individu dans un monde complexe. Usant des collages d'idées, il trouble tes interprétations.

Depuis quelques années, Patrick Guns conçoit des séries de dessins autour des marques d'artistes, dans un esprit souvent ironique et un brin provocateur. En référence à des artistes belges reconnus sur la scène internationale, il décide d'opérer avec un moyen formel déterminé : après le bic, en clin d'oeil au travail de Jan Fabre, il s'intéresse à la porcelaine, marque de fabrique d'un ensemble d'oeuvres de Wim Delvoye.

La série de dessins «Femme et plateau» présente des portraits de femmes à plateaux (une ethnie d'Afrique où les femmes élargissent et décorent leur lèvre inférieure avec un grand disque blanc) dont les disques traditionnels sont remplacés par des assiettes de porcelaine anciennes. L'iconographie des visages fait directement référence à l'imagerie coloniale, ces femmes sont objectivées et transformées en têtes-mannequins estampillées par des blasons «Made in Europe», façon terroir.

Les références se troublant, les questions effleurent. Un malaise naît de ce conflit de civilisations. Les motifs des assiettes évoquent des images religieuses, des scènes typiques de l'époque, des animaux - un cadre culturel qui n'est pas sans évoquer les désastres commis dans les colonies au nom de la civilisation.

Au sous-sol de ta galerie, il faut découvrir une autre série de dessins réalisée au stylo bic bleu et mettant en scène le petit bonhomme Bic, un personnage en costume à ta tête ronde comme une grosse bille. Il fait partie d'une installation appelée The Fading Colors, en référence à cette encre qui disparaît avec te temps et à ces hommes tellement interchangeables.

Bic est ce héros anonyme, celui des masses, L'individu jetable, celui qui subit et qui finit pendu à une corde... Ici aussi le propos est acerbe, sous un premier abord plutôt humoristique. Veut voir celui qui le veut bien, car l'artiste prend soin de ne point trop en dire.

Marie-Jeanne Caprasse


SHARAM ENTEKHABI
living and working in London and Berlin
Email:sh@entekhabi.org
Web: www.etenkhabi.org
Tel: 07726631367 (UK) +49 (0)1772634723 (DE)

Education, Residencies and Architectural Projects

• 1976 -1979 studied graphic-design at the University of Teheran, Iran; studied architecture, urbanism, and Italian language in Perugia and Reggio Calabria, Italy.

• 1983 - 2000 works as independent architect on residential projects and competitions.

• 2001 (current) active in the fields of video art, photography, painting, drawings, installation, performance and community art.

• 2004 exhibition architecture and exhibition designer of "Entfernte Nähe. Neue Positionen Iranischer Kunst", Haus der Kulturen der Welt, Berlin (catalogue).

• 2004 fellowship at the Baker-Nord Center for the Humanities at Case Western Reserve University, Cleveland/OH, USA.

• 2006 Vasl Lahore 2006 (residency), Lahore, Pakistan.

• 2006 Curator’s Choice architectural exhibition solutions company established with Swiss architect Phillip Von Matt.


Selected Exhibitions 2006

• It's been a long way, baby (solo exhibition) — Bunkier Sztuki, Krakow, Poland

• Krieg der Knöpfe "War of the Buttons" — Ursula Blickle Stiftung, Kraichtal-Unteröwisheim, Germany (catalogue).

• This Land Is My Land (II/ Berlin) — Neue Gesellschaft für Bildende Kunst (NGBK), Berlin (catalogue).

• Busan Biennale - Busan Museum of Modern Art, Busan Yachting Center, Korea. (catalogue).

• GLUB Installation and Film screening — Galerie Eigenheim, Weimar, Germany


• Appendix3a cooperative video and multimedia project by Automata and globalscreen.org, Ljubljana, Slovenia.

• 100 TAGE=100 VIDEOS — Heidelberger Kunstverein, Heidelberg, Germany.

• Auflösung III - Realismusstudio — Neue Gesellschaft für Bildende Kunst (NGBK), Berlin.

• Voiler - Dévoiler / Hüllen - Enthüllen, curator Karine Vonna, Villa du Parc Centre d’art Contemporain, Annemasse, France.

• Labyrinth X - zu Rassismus und Ausgrenzung, Nikolaikirche, Rostock, Germany.

• This Land Is My Land, Kunsthalle Nürnberg, Germany (catalogue).

• Berlintendenzen, La Capella, Barcelona, Spain (catalogue).

• International Artists Residency Exhibition, Vasl Art, Haveli Baroodkhana, Lahore, Pakistan.

• Lost In Space, 19th Annual Images Festival, Vtape, Toronto, Canada.

• dLux Media Arts international, the Middle Eastern Video Project, Sydney Opera House, Sydney, Australia.

• Something in Common (solo exhibition), Galerie Anita Beckers, Frankfurt/Main, Germany.

• Almost Art, curator Osvaldo Romberg, Slought Foundation, Philadelphia, USA.

• Urban Creatures, curator Dorothee Bienert, Pori Art Museum, Pori, Finland (catalogue).

• Nouvelles Collections (Collection Jürg + Ruth Nyffeler), CentrePasquArt Kunsthaus/ Centre d’art, Biel/Bienne, Switzerland.

• Portraits - The View Behind the Make-up, Galerie Anita Beckers, Frankfurt/Main, Germany.

• Festival International de Film et Video de Creation Cinéma Empire Sofil, curator Nat Muler, Achrafieh, Beirut, Lebanon.

Selected Exhibitions 2005

• Exhibition of the 10 winning videos of the festival FIAV.05, Metrònom, Barcelona.

• Modell "Verpaßte Gelegenheit"-Symptome der Überforderung, curator Sabine Winkler, Brandenburgischer Kunstverein Potsdam, Germany (catalogue).

• In the Shadow of "Heroes", curator Sara Raza, ArtEast Social organization, Bishkek, Kyrgyzstan (catalogue).

• Real representation/representing the "real", curator Ulrike Kremeier, Arena/Glashaus, Berlin.

• Beograd nekad i sad, curator Marko Stamenkovic, Prodajna Galerija, Beograd, Serbia & Montenegro (catalogue).

• Come Fly With Me, online-video-exhibition on www.tank.tv, London (Sept 1st-Oct 15th, 2005).

• KILID (solo exhibition), former GDR-watchtower at Schlesischer Busch, Kunstfabrik am Flutgraben e.V., Berlin.

• Glub (solo exhibition), Hopkins Hall Gallery, OSU College of the Arts, The Ohio State University, Columbus/OH, USA.

• Bologna Flash Art Show, Sofitel hotel, Bologna (catalogue).

• Glub Installation (solo exhibition), Mershon Center and Art Gallery, The Ohio State University, Columbus/OH, USA.

• Migratory Aesthetics (solo exhibition), University Theatre of the University of Amsterdam.

Travelling Exhibitions 2004/2005/2006

• Labyrinth X - zu Rassismus und Ausgrenzung, traveling exhibition in: Stadthalle Ludwigslust, Hagenow, Boizenburg, Dönitz, Wismar, Schwerin, Rostock; Germany (newspaper)

Selected Exhibitions 2004

• GLUB (solo exhibition), Case Art Studio Gallery, Case Western Reserve University, Cleveland/OH, USA (catalogue)

• Entfernte Nähe. Neue Positionen Iranischer Kunst, curator Rose Issa, Haus der Kulturen der Welt, Berlin (catalogue)

• Not In the Sky and Not on the Earth, curator Emil Aleksiev, Museum of Contemporary Art, Skopje, Macedonia (catalogue)

• i? (solo exhibition), PLAY Gallery for Still and Motion Pictures, Berlin.

• Schizorama, curator Antje Weitzel, National Center for Contemporary Art/NCCA, Moscow.

• La Sage-femme y Spiral Woman, Sala Municipal de Exposiciones del Museo de Pasió, Valadolid, Spain (catalogue).

• Just pLAy, Cirrus Gallery, Los Angeles.

Selected Exhibitions 2003

• Seat, permanent installation of the sculpture in the lounge of the Video-Forum at Neuer Berliner Kunstverein, Berlin.

• The 2nd International Kansk Video Festival, Kansk, Russia.

• Fair Play video contest, PLAY_Gallery for Still and Motion Pictures, Berlin.

• Models + Frames 8: Überlebensstrategien für Untrainierte - The Winners Takes It All..., curator Sabine Winkler, Kunst- und Medienzentrum Adlershof/KMZA, Berlin.

Selected Exhibitions 2002

• The 1st International Kansk Video Festival, Kansk, Russia.

• Evolutionäre Zellen of the group "finger", Neue Gesellschaft für Bildene Kunst (NGBK), Berlin.

• Bush Video Night, open space, Berlin-Kreuzberg.
Selected Projects, Video Screenings and Presentations 2006
• Urban Art Stories, The OBS, news paper, Copenhagen, Denmark.

• IdentifiXation (The place where we belong) — Amsterdam City Theatre, Amsterdam, Netherland 
•
• Beckett & Company. Panel discussion and artist talk— Tate Modern, London, UK

• E-Flux Video Kiralama I²stanbul’da. Istanbul, Turkey

• Ästhetik der Migration — Bauhaus Universität Weimar, Weimar, Germany 


• 10th International Documentary Film Festival Jihlava, Jihlava, Czech Republic

• Evening of Film Screenings: Victorian College of the Arts, Melbourne, Australia.

• 13 Satellites of Lahore, Annemarie Schimmel-Haus, Lahore, Pakistan.

• EVR BUDAPEST (e-flux video rental), Mu½csarnok-Kunsthalle, Budapest, Hungary.

• The Built, Un-Built and the Un-Buildable, Artist Talk with Curator Sara Raza, PSi #12 /Queen Mary, University of London, UK.

• Spaces, Territories & Jigsaw Feelings. Tijanjin Academy of Fine Arts, Tijanjin/ China.

• Islam and video-art, University of Geneva, Switzerland.

• Projections + Invitation TANK.TV (UK). entrée libre, Grand Auditorium de la Médiathèque José Cabanis Toulouse, France.

• Black Deutschland, screening and panel discussion, Lichtspieltheater, Rostock, Germany.

• E-flux Video Rental, Extra City, Antwerp, Belgium.

• International Film Studies Conference - Magis IP, Gradisca d’Isonzo, Italy.

• Directors Lounge, screening, Galerie der Kuenstler, Munich, Germany.

• Seeing and Being Seen, Artist´s Presentation, Annemarie-Schimmel-Haus, Lahore, Pakistan.

• Diagnosticians, SPARK Video Canada Festival, Forest City Gallery, London.

Selected Projects, Video Screenings and Presentations 2005

• Racial Europeanization, lecture by David Theo Goldberg, Knowledge Media Institute, Open University campus, Milton Keynes (UK).

• What? Me? A Racist?, curator Gab Heller, screening, Künstlerhaus Saarbrücken, Germany.

• Screening on the ocassion of the exhibition "Lido. Ein Projekt von Anny und Sibel Öztürk" in the framework of "The new Orient", Kunsthalle Düsseldorf, Germany.

• Jigsaw feelings. Videoarte contemporáneo de Berlin, curator Kathrin Becker, screening, Museo Tamayo Arte Contemporáneo, Mexico D.F.

• Irgendwoanders, international video-artist on migration, a7-exhibition hosted by cultura, Hildesheim, Germany.

• Visiting Artist presentation, Universität der Künste (UdK), Berlin.

• What? Me? A Racist? Aktuelle Videokunst in der Galerie Pankow/URZULA 6, curator Gab Heller, screening, Galerie Pankow, Berlin.

• Do Artists Need to Maintain Sovereignty Over Interpretation? Discussion in the Projektraum Deutscher Kuenstlerbund, Berlin.

• E-flux video rental. A project by Anton Vidokle & Julieta Aranda, Kunst-Werke Berlin/ KW Institute for Contemporary Art, Berlin.

• GLUB and the Aesthetics of Everyday Life, lecture by Andrew D. Mellon, Franklin Center for the Humanities, Duke University, Durham/NC, USA.

• Walled Souls. Screening on the occassion of the exhibition "Circa Berlin", selected by Kathrin Becker & Simon Sheikh, Nikolaj Contemporary Art Center, Copenhagen, Denmark (catalogue).

• Elektronenströme: Real Fictions und Inszenierte Realitäten im Video, curator Katja Albers, screening, Kunstmuseum Bonn, Germany.

• Iranian Artist Returns. Artist´s Talk with Shahram Entekhabi, The Iranian Cultural Association of Greater Columbus/OH, USA.

• Visiting Artist Shahram Entekhabi. Screening of 5 recent video productions, The Cleveland Institute of Art, Cleveland/OH, USA.

• Humanities Week. Visiting Artist Shahram Entekhabi, Baker-Nord Center For the Humanities, Cleveland/OH, USA.

• I LOVE ART VIDÉO - 6ème édition, curator Karine Vonna, screening, Musée d'art Moderne et contemporain de Strasbourg, France.
Selected Projects, Video Screenings and Presentations 2004
• Las formas de la Nada: Imágenes de la ausencia en el mundo contemporáneo, conference, CENDEAC, Murcia, Spain.

• Screening within the context of the exhibition “Louise Bourgeois”, Irish Museum of Modern Art, Dublin, Ireland.
• The Aesthetics of Everyday Life, lecture by Tim Beal within the seminar "Home, Homelands and Security", Case Western Reserve University, Cleveland/OH, USA
Selected Projects, Video Screenings and Presentations 2003
• Different views in and out of Berlin. On the occassion of the project "In-between countries", curator Caroline Lund, screening, Haus der Demokratie und Menschenrechte, Berlin.

Einige Bemerkungen über den Nutzen wissenschaftlicher und methodologischer Filme, curator Olga Egorova, screening, Neuer Berliner Kunstverein, Berlin.

Selected Projects, Video Screenings and Presentations 2002

• Pop-Sound-Video, screening, Städtisches Museum Zwickau, Germany.

• Stardust Deluxe. Kunstaktionen zur Popkultur, curators Kathrin Becker & Antje Weitzel, Lisa Lounge/Villa Elisabeth, Berlin.



MARK LUYTEN
°1955
vit en travaille à Anvers (B)

Expositions personelles

1983 -Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
1984 -Gallerie Jöllenbeck, Köln (D)
-Gallerie Albert Baronian, Knokke (B)
-Dam 43, Middelburg (NL)
1985 -Lettres, Massimo Minini, Brescia (I)
-Damon Brandt Gallery, New York (USA)
-Galerie Van Krimpen, Amsterdam (NL)
1986 -Regen, Galerie Jöllenbeck, Köln (D)
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
1987 -Galerie Christine et Isy Brachot, Brussel/ Bruxelles (B)
-Le Phare Europèen, Maastricht (NL)
-Damon Brandt Gallery, New York (USA)
1988 -The Four Seasons, Damon Brandt Gallery, New York (USA)
1989 –Les quatre saisons, Galerie Laage & Salomon, Paris (F)
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
1990 -Richard Feiggen, Gallery, Chicago (USA)
1991 -Dormire, Barbara Krakow Gallery, Boston (USA)
-Editions 1990, Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
-Editions 1987 – 90, Galerie In Situ, Maastricht (NL)
-Galerie Laage & Salomon, Paris (F)
1992 -Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
-Comme un lac, Centre d’Art Contemporain, Castres (F)
-Comme un lac, Centre culturel de l’ Albigeois, Albi (F)
-Als een meer, Museum van Hedendaagse Kunst (MUHKA), Antwerpen (B)
-Galleria Pedro Oliveira, Oporto (P)
-Stepping-Stones, The Power Plant, Toronto (CAN)
-Sur d’anciennes neiges, Espace d’ Art Contemporain, Lausanne (CH)
1993 -clos. Comme s’il y a, Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
-Bon vent, bonne mer, RAM Galerie, Rotterdam (NL)
-De Brakke Grond, Amsterdam (NL)
-Vorrei…, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
1994 -:Water obtained by melting snow, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
-It has, like you, no name. Perhaps […], Walker Art Center, Minneapolis (USA)
-Z, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
-With all there is room for in that, Walker Art Center, Minneapolis (USA)

1995 -He leaves the room and looses himself in the stairways, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
-Mark, let me know if there is anything you’d like to see, Joan, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
-Natascha Van Deun, Brussel (B)
-Leaving the chateau by the vestibule of the marble courtyard, go onto the terrace, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
-(Imitare), Walker Art Center, Minneapolis (USA)
1996 -S’il y a quelque chose que, Galerie Laage & Salomon, Paris (F)
1997 -On a Balcony : a Cinema, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
1998 –et des couloirs et des rues et des salles et des places: Sarabande, L’aquarium,
galerie de l’Ecole des Beaux-Arts ; Musée des Beaux-Arts ; Bibliothèque des Jésuites et Médiatheque, Valenciennes (F)
1999 -don’t, Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
2003 – day by day by day (in collaboration with Nico Dockx), Galleria Neon, Bologna (I)
– day by day by day (in collaboration with Nico Dockx), Galleria Neonbox, Milano (I)
–white walls and day by day by day (in collaboration with Nico Dockx), Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)

Expositions de groupe (sélection)


1984
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
-Musée de voyage, Espace Nord, Liège (B)
-Beziehungsweise, Galerie Jöllenbeck, Köln (D)
1985
-Van Abbemuseum, Eindhoven (NL)
-Galerie Van Krimpen, Amsterdam (NL)
-Sources. Dujourie, Luyten, Vercruysse, Douglas Hyde Gallery, Trinity College, Dublin (IRL)
1986
-Capriccio. Muziek en Kunst in de 20ste eeuw/ Capriccio. Musique et Art au XXe siècle, Paleis voor Schone Kunsten/ Palais des Beaux-Arts, Brussel/ Bruxelles (B)
-Een Keuze/ Un choix, KunstRAI, Amsterdam (NL)
-Damon Brandt Gallery, New York (USA)
-Ooghoogte/ Eyelevel, Vanabbemuseum, Eindhoven (NL)
1987
-In Delen, Oud-Hospitaal, Aalst (B)
-Galerie des Beaux-Arts, Brussel/ Bruxelles
1988
-Works on paper, Curt Marcus Gallery, New York (USA)
-Child’s Game, Ricky Renier Gallery, Chicago (USA)
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
-De verzameling, Museum van Hedendaagse kunst (MUHKA), Antwerpen (B)
-Collectie en collecties, Museum van Hedendaagse Kunst, Gent (B)
-Perspective, ART 19, Basel (CH)
-33e Salon de Montrouge, Paris (F)
-Mnemosyne, oder das Theater der Erinnerung, Schloss Herrnsheim bei Worms (D)
1989
-Quiet Days. Long Luyten, Finlay, Damon Brandt Gallery, New York (B)
-Museum of Contemporary Art, Chicago (USA)
-De Integrale, Atelier Steel, Brugge (B)
-Works on Paper, Annina Nosei Gallery, New York (USA)
-Painting, Object, Photograph, Barbara Krakow Gallery, Boston (USA)
1990
-De Lege Ruimte, Brugge (B)
-Furkart, Hotel Furkablick, Furkapasshöhe (CH)
-Damon Brandt Gallery, New York, New York (USA)
-Echo Press: A Decade of Printmaking, Indiana University Museum, Bloomington (IN) (USA)
1991
-Landschappen/ Paysages, Passage 44, Brussel/ Bruxelles (B)
-Mit Wörter ein Bild bereiten, Hawerkamphalle, Münster (D);
Ludwigforum, Aachen (D); Belgisches Haus, Köln (D)
-Kunst in Vlaanderen, Nu, Museum van Hedendaagse kunst (MUHKA), Antwerpen (B)
1992
-Paysages. Vision contemporaine, Cours d’Or, Musées de Metz, Metz (F)
-Woord en Beeld in de Belgische Kunst van A tot Z, Museum van Hedendaagse kunst (MUHKA), Antwerpen (B)
-Modernism in Painting. Tien jaar schilderkunst in Vlaanderen, Provinciaal Museum voor Moderne Kunst, Oostende (B)
-Antwerp invited in The Hague, Galerie Nouvelles Images, Den Haag (NL)
-Somewhere between Image and Text, Barbara Krakow Gallery, Boston (USA)
1993
-Kunst in België, na 1980/ Art en Belgique, après 1980, Museum voor Moderne
Kunst/ Musée d’ Art Moderne, Brussel/ Bruxelles (B)
-L’autre, le regard, l’espace. Nouvelles aquisitions du FRAC Midi-Pyrénées 1990-1992, Réfectoire de Jacobins, Toulouse (F)
-Modernism in Painting. Tien jaar schilderkunst in Vlaanderen, Museum Bommel-Van Dam, Venlo (B)
-An Aspect of Contemporary Art in Belgium, Himeji City Museum of Art; The Museum of Modern Art, Saitama; The Niigata Prefectural Museum of Modern Art; Tokushima Prefectural Museum of Modern Art (JAP)
-Un accrochage ou des coins remplis de qui a été raflé dans des coins (cur. René Denizot), Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
-Denkbild und Wirklichkeit/ Denkbeeld en werkelijkheid, BASF-Haus, Ludwigshafen (D); Dokumentahalle, Kassel (D); Museum van Hedendaagse kunst (MUHKA), Antwerpen (B)
-Recollections, Galerie In Situ, Maastricht (NL)
-Recent Aquisitions, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
1995
-Trente-deux espaces d’art contemporain, Espace d’ art contemporain, Lausanne (CH)
1996
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
-En filigrane. Un regard sur l’éstampe contemporain, Bibliothèque National de France, Galerie Colbert, Paris (F)
1997
-Nature Morte ??, diverse locaties, Leuven (B)
-Zomer in de Kruidtuin. Mark Luyten, Honoré d’O, Heimo Zobernig, Kruidtuin, Leuven (B)
-From Here to There, Fundaçao Calouste Gulbenkian, Centro de Arte Moderna José de Azeredo, Lisboa (P)
1998
-From Here to There, Centro Portugues de Fotografia, Oporto (P)
-Galerie Laage & Salomon, Paris (F)
-Commission Possible, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
1999
-Ink & Toner, De Markten Brussel/ Bruxelles (B)
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
2000
-Informatiedagen 2000, Argos, Brussel/ Bruxelles (B)
-The World on Its Head. C.Clinckx, Honoré d’O, C.De Keyzer, W.Delevoy, J.Fabre, A.V.Janssens, M.Luyten, A.M.Van Kerckhoven, A.Vergara, San Francisco Art Institute, San Francisco (USA)
2001
-Still/ Life. Transformaties van een genre, Rockoxhuis, Antwerpen (B)
--L’oeuvre démultipliée, Musée d’art moderne Lille Métropole, Villeneuve d’Ascq (F)
-Informatiedagen 2001, Argos, Brussel/ Bruxelles (B)
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
2002
-Close Reading #1, Objectif, Antwerpen (B)
-Close Reading #2, Objectif, Antwerpen (B)
-Walk Around Time. Selections from the Permanent Collection, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
2003
-chambre à mémoire, Antichambre, Antwerpen (B)
-Fonkeling, Cultuurcentrum, Strombeek (B)
-chambre à mémoire, The Berwick Research Institute, Boston (USA)
-Grens/ Frontière, De Markten, Brussel (B)
2004
-Galleria Neonbox, Milano (I)
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
2005
-Galerie Micheline Szwajcer, Antwerpen (B)
-Urban Cocktail, Walker Art Center, Minneapolis (USA)
-Photo Based, Muhka, Antwerpen (B)
2006
-Day by Day & Another Day. N.Dockx, A.Konrad, M.Luyten, Centre internationale d’art et du paysage, Ile de Vassivière (F)


SVEN T'JOLLE
* 1966

« Sans-papiers »

L'oeuvre de Sven 't Jolle se caractérise par un mélange d'éléments historiques, politiques et sociaux exprimés dans un langage imagé entièrement personnel. Ces différents ingrédients confèrent à ses oeuvres plusieurs niveaux qui peuvent être découverts ou « lus » par le spectateur.
Ses sculptures en plâtre s'inspirent des statues votives issues des plus anciennes civilisations du Moyen-Orient antique. Des statues votives originales identiques figurent parmi les collections des grands musées d'histoire de l'art classique en Europe. Sven 't Jolle insiste sur la présence de ces statues dans les musées et, par extension, sur l'usurpation de l'héritage culturel des nations non européennes par les musées occidentaux en question. Il n'y a pas qu'au 19e siècle et au début du 20e siècle que les grands musées européens ont rassemblé des collections d'une richesse inestimable suite au pillage archéologique ou colonial des pays du Moyen-Orient. Aujourd'hui encore, le « permis de séjour » de l'héritage culturel dans les musées étrangers reste une problématique actuelle. Les statues ayant été, en toute illégalité, dérobées à leur pays d'origine et celles-ci ne disposant pas de papiers valables, Sven 't Jolle les désignent symboliquement comme étant des « sans papiers ».

Il s'en réfère en outre aussi, quand il évoque ce terme, à la plus ancienne forme d'écriture l'écriture cunéiforme, sans papier. Les inscriptions primitives sur poterie les plus anciennes (à notre connaissance) sont apparues à Harappa, dans la vallée de l'Indus (l'actuel Pakistan). La civilisation de l'Indus se caractérise par l'absence de grandes différences de classes et par l'absence, d'étalage de richesse par ses souverains. C'était une civilisation pacifique dont le peuple s'occupait d'art et réalisait des oeuvres en pierre. Indépendamment de cela, l'écriture cunéiforme sur tablettes d'argile est aussi née chez les Sumériens, dans l'Irak actuel.

Partant de ce contexte historique, Sven 't Jolle établit un lien avec la problématique actuelle des « sans papiers ». Le terme « sans papiers » a été créé au milieu des années nonante par la presse francophone, lorsque l'évacuation violente des églises, où des réfugiés illégaux avaient trouvé asile, avait obtenu un regain d'attention de la part de nombreux médias. Auparavant, on utilisait le terme « d'illégaux » (de clandestins), un mot à connotation négative. « Sans papiers » est un terme beaucoup plus humain. Il octroie aux demandeurs d'asile un visage personnel et une histoire personnelle. Les statues anthropomorphiques de Sven 't Jolle correspondent parfaitement bien à cette symbolique. Elles nous poussent aussi à réfléchir à l'image que les médias donnent des demandeurs d'asile. L'artiste s'insurge de manière autonome contre les pratiques courantes d'expulsion hors de la Forteresse Europe.
Nous pouvons à ce sujet renvoyer à l'oeuvre de Sven 't Jolle intitulée « Qalaat Europa, Klein Kasteeltje » (1993), qui appartient à la collection du SMAK. Les statues de Sven 't Jolle sont des porte-parole de personnes anonymes qui dans la spirale négative de la globalisation sont refoulées au fin fond de la société. L'allusion spécifiquement faite à la région du Moyen-Orient n'est pas un hasard car cette dernière est d'une part difficile d'accès aux Européens et d'autre part, le berceau d'une grande vague de réfugiés.

Fréquemment au cours de son processus de travail, il part à la recherche de statues similaires, directes et non sophistiquées qui peuvent s'adresser à un large public. Les statues exposées ici, ont d'abord été réalisées en argile, puis elles ont été coulées dans un plâtre mélangé à des pigments. Ce message direct ressort très bien des oeuvres en argile. Pour l'artiste, travailler l'argile est l'équivalent de dessiner au crayon. Les oeuvres en argile constituent, de part la simplicité du limon, les techniques de base les plus pures auxquelles les artistes ont depuis des siècles recours pour s'exprimer. Et cependant, elles restent très actuelles.








POL PIERART
* 1955 à Liège (Belgique)

Expositions personnelles :

1991 – Musée de la Photographie, Charleroi
- Galerie du Cirque Divers, Liège
1992 – Galerie Cyan, Liège
1993 – Galerie Gille-Stiernet, Bruxelles
1995 – Galerie Gille-Stiernet, Bruxelles
- Galerie Flux, Liège
1996 – Observatoire-galerie, Bruxelles
- Galerie Cyan, Liège
1997 - Galerie du Musée Guillaume Apollinaire, Stavelot
1998 – Galerie Path, Alost
_ Centre d’Art Nicolas de Staël, Braine l’Alleud, avec Valérie Mréjen
- Centre culturel de Marchin, avec Piet Pollet
- Galerie Gille-Stiernet, Bruxelles
1999 – Centre d’Art contemporain du Luxembourg Belge, Grange du Faing à Jamoigne
2000 – Galerie Nadja Vilenne, Liège
- Théâtre Royal de Namur
- Espace « D’une certaine gaieté », Liège
2001 - Maison de la culture de Namur
- Galerie de Tarussa, Liège
- Centre culturel de Marchin
2002 - Galerie Arena, avec Thomas Chable, Ecole Nat. de photographie, Arles (dans le cadre
des rencontres de la Photographie à Arles)
- Galerie Bernard Bouche, Paris
2003 - Centre culturel « La Vénerie », Watermael-Boitsfort
- Espace photographique Contretype, Bruxelles
- Center for contempory art, Varsovie
- Centre culturel Saint-Exupéry, Reims
- « La maison qui bouge » (avec Philippe Herbet), Maffe.
- « Et le bonheur… », expositions de photographie en Condroz
2004 - « Les Brasseurs, art contemporain », Liège
- Galerie Jacques Cerami, Charleroi

Principales expositions collectives :

1982 – « La marelle », galerie l’A, Liège
1983 – Centre culturel de Seraing
1984 – « 13 Interventions dans le lieu », ancien cirque d’hiver de liège
- Art Actuel à Chaudfontaine
1985 – « Signatures », galerie l’A, Liège
- Art actuel, Liège, Musée d’Art Moderne
1986 – Rétrospective l’A, Musée d’Art Moderne, Liège
- Art Actuel à Liège, Musée d’Art Moderne
1989 – « Fenêtres en vue », Liège
1992 – Cinque artisti Belgi, Palazzo Martinengo, Brescia, Italie
1993 – “La Photographie en Belgique, de 1839 à nos jours”, Musée de la Photographie, Charleroi
1994 – « Valises », Musée d’Art Moderne de Liège et Ludwig Forum de Aachen
- « Le sens de la couleur », galerie Cyan, Liège
1995 – Rétrospective du Cirque Divers, Musée d’Art Moderne & d’Art Contemporain de Liège
1996 – « Art’Stavelot 96
- « Mouvement-Inertie », Liège, Aachen, València
- « Les maux et les mots », galerie du Cirque Divers, Liège
1997 – 15th Art Brussels, galerie Cyan
- « Dérision & raison, Musée de la Photographie, Charleroi
- « Magritte en Compagnie », Le Botanique, centre culturel de la communauté française, Bruxelles
1998 – Musée de la Photographie, Charleroi
1999 – « Les témoins oculistes », Bruxelles
2000 – « Images de mots », Orion Art Gallery, Ostende
- « Féerie pour un autre livre », Musée Royal de Mariemont
- « Drapeaux d’artistes », Liège
2001 – « La peinture contemporaine au Pays de Liège, Salle Saint-Georges, Liège
- « Surréalisme et photographie », Musée de la Photographie à Charleroi
- « La 3ième mi-temps », le Comptoir, liège
- « L’art et le sein », Liège
- « Ici et maintenant », Tour et Taxis, Bruxelles
2002 – 3ième Biennale de la Photographie à Liège
- « Bonjour », 24 artistes vous rencontrent, Liège
- Les Aubenades de la photographie, Aubenas, France
- « De la recherche à l’humain », Seneffe
- « Rétrospective Yellow Now, Paris
2003 – « Drapeaux d’artistes », Liège
- 30e anniversaire de la galerie Détour, Jambes
- Librairie Quartiers Latins, Bruxelles
- Festival du film d’artiste, MAMAC, Liège
2004 – « Quinze regards sur la collection de la CERA Foundation, MAMAC, Liège
- « La disparition », organisé par VU, centre de diffusion et de production de la photo. , Québec
- « Au galop », Le comptoir, Liège
2005 – « Artbrussels » Galerie Jacques Cerami
2006 – « Carte Blanche à la galerie J. Cerami » - Les Brasseurs, Liège
2006 – « Artbrussels » Galerie Jacques Cerami
2006 – « Noir », Galerie Jacques Cerami

Catalogue :

- 13 interventions dans le lieu (1984)
- Art actuel à Chaudfontaine (1984)
- « Signatures » (1985)
- Art actuel à Liège (1985)
- Rétrospective à l’A (1986)
- Art actuel à Liège 3 (1986)
- « Fenêtres en vue » (1989)
- Photographie ouverte n°74 (1991)
- Cinque artisti Belgi (1992)
- La photographie en Belgique de 1839 à nos jours
- Building plans & schemes (1993)
- Flux news n°1 (1993)
- « Deutschen gartenzwerg »
- 18 ans de la galerie du Cirque Divers (1995)
- « Mouvement - Inertie » (1996)
- « Les maux et les mots » (1996)
- 15th Art Brussels (1997)
- « Dérision & raison » (1997)
- « Magritte en Compagnie » (1997)
- « Les mots appartiennent à tout le monde » (1998)
- « Images de mots » (2000)
- Drapeaux d’artistes (2000)
- « Anges dévastés » (2001)
- « La disparition » (2002)
- « Bonjour, 24 artistes vous rencontrent » (2002)
- Rencontres de la photographie à Arles (2002)
- Les Aubenades de la photographie (2002)
- « De la recherche à l’humain » (2002)
- 30 ans de la galerie Détour (2003)
- 15 regards sur la collection de la CERA Foundation (2004)
Publication :
- Mensuels du Cirque Divers N° 54, 136, 174
- Livre aux éditions Yellow Now, texte de René Debanterlé (novembre 1987)
- « La photographie, comme c’est abusant », Musée de la Photo. de Charleroi (février 1991)
- Une Page sur la guerre dans Flux-news N°7 (septembre 1995)
- Une page dans « C4 » (décembre 1996)
- Papel Alpha, Cuadernos de fotografia – N°3 (1997) Ediciones Universidad de Salamanca
- “Ca fait du bien d’ôter ses choses sûres » éditions Yellow now (2000)
- Le carnet et les instants N° 115
- Arsenal n° 4, Brest
- « La 3ième mi-temps », le Comptoir, Liège
- Culture et Démocratie N° 6 (mai –juin 2003)


Dans l'œuvre photographique de Pol Pierart, le médium, parce qu'il est décliné dans la simplicité et l'immédiateté du noir et blanc, favorise la lecture de l'image, le déchiffrement des mots et de l'humour.
De petits écriteaux blancs, disposés auprès d'objets avec lesquels ils interagissent ou présentés sur fond de vues extérieures, donnent à lire de courtes phrases fonctionnant à la manière de slogans, de maximes ou d'expressions subtilement détournés, notamment par le recours à l'homophonie. Dans d'autres images, à l'instar de ce que pratique l'artiste en peinture, un mot est transformé par la réécriture de certaines lettres ou par le truchement d'une graphie différente pour ouvrir sur une double lecture.
L'environnement immédiat de l'artiste, son cadre de vie et les objets qui l'entourent lui procurent les supports de ses réflexions. Il n'est dès lors que logique qu'il se mette parfois lui-même en scène, ne désirant pas se soustraire à cette vision de l'humanité dont il épingle les problèmes et contradictions, en une satire tendre ou plus mordante lorsqu'elle stigmatise la situation sociale voire politique.
Les œuvres, à l'image du fil de la vie, passent du registre le plus trivial, le plus frivole au registre le plus grave, souvent empreint de poésie. Et si ces images reposent sur le principe du jeu de mots, elles invitent néanmoins le spectateur, dans le battement du décryptage, à convoquer son propre vécu, étant bâties à partir de ces anecdotes qui rythment le quotidien de tout un chacun. Sous des dehors humoristiques, se lisent en filigrane une profondeur, une lucidité porteuses d'une réflexion plus existentielle.
Sans vraiment former série, ces oeuvres constituent un journal de bord dans lequel la disparition, l'image même de la mort, est récurrente. Celle-ci apparaît symboliquement sous la forme de squelettes miniatures ou de têtes de mort qui sont les supports de sentences paradoxalement pleines d'ironie. Cet humour dénote une certaine familiarité avec la mort -elle fait intrinsèquement partie de la vie, ne serait-ce que par la pensée- et traduit une volonté d'exorciser, d'évacuer l'inquiétude et les tabous qui continuent en ce domaine à peser sur la société occidentale.

Par ailleurs, le temps et sa fuite inexorable, le souvenir, le devenir de l'être humain conditionné par les événements de l'enfance jalonnent l'œuvre. Bien plus qu'un thème, plutôt un fonds, un substrat essentiel de réflexion, le rapport au passé est vécu moins comme un rapport à la disparition que comme une rémanence, venant régulièrement hanter l'artiste. L'enfance est fréquemment évoquée par la présence d'objets -ours en peluche principalement- en conjonction avec des transformations de mots fonctionnant à la manière d'un lapsus. A partir des traces indélébiles d'un vécu personnel, l'artiste atteint à l'universalité par le partage –
toujours sous couvert d'humour – de nos questionnements et de nos modes de fonctionnement.

Pol Pierart, et ceci s'inscrit dans la logique d'économie de moyens dont font preuve ses images, estime que celles-ci peuvent être considérées comme proches de la "photo d'amateur". Elles en ont d'ailleurs le format standard et leurs dimensions réduites l'amènent encore à les qualifier de "photographies de chevet" ou de "photos de poche". C'est avec cette même "modestie" d'approche, toujours à partir des éléments de son environnement, qu'il a également réalisé de courts films en super-8. Ce procédé lui permet d'obtenir un cinéma dit "familial et expérimental" qui relève de la même philosophie que sa photographie. L'utilisation de la vidéo, en effet, ne correspondrait ni à sa démarche artistique ni à sa conception de l'existence.

Anne Wauters
(Texte publié dans « La disparition », catalogue de la 3ème Biennale internationale de la photographie et des arts visuels de Liège, 2002.)